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Jusqu’à présent, cette question restait sans réponse, mais des chercheurs de l’Inserm viennent de mettre en lumière le rôle d’une hormone libérée dans le sang de la mère agirait aussi sur le fœtus. L’Ocytocine, qui agit sur l’utérus, sur les seins et semblerait avoir aussi une incidence sur le sentiment maternel, permettrait aussi à la mère d’informer et de préparer le fœtus à l’accouchement. Selon des tests réalisés sur des souris, l’hormone libérée par la mère «endormirait» le cerveau du nouveau-né le rendant ainsi plus résistant au manque d’oxygène et autres traumatismes liés à la naissance.
Ces résultats soulèvent de nouvelles interrogations autour des pratiques de l’accouchement, notamment en ce qui concerne l’utilisation de médicaments bloquant les récepteurs à l’ocytocine pour prévenir les accouchements prématurés. Cela ne risquerait-il pas d’augmenter les risques de problèmes cérébraux chez l’enfant en cas de complication ? Selon l’Inserm, il serait souhaitable de travailler sur d’autres agents bloquant les récepteurs utérins mais pas ceux du fœtus. Les chercheurs estiment que pour s’attaquer au problème des accouchements prématurés, il faut également prendre en compte les problèmes de neuro-protection du fœtus.
Source : Inserm
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